Homme debout sur un rocher face à une grande ville illuminée la nuit.
Mon histoire

Un parcours atypique, une vision unique.

Pilon les patates fait partie de mon ADN, de mes racines et de ma vision dans le but d’accompagner les marques.

Parce qu’une marque solide, c’est ça : une histoire authentique, pleine de saveur, qui transforme le banal en extraordinaire.

Une vaste mine à ciel ouvert est entourée de montagnes enneigées
Mon histoire

Transformer l’adversité en opportunité.

D’un rêve improbable à une vie marquée par la transformation

Il y a quelque chose de puissant dans une mine à ciel ouvert. Ces profondeurs façonnent non seulement le paysage, mais aussi le caractère de ceux qui y travaillent ou grandissent à proximité. La vie y est rude, exigeante, mais elle enseigne la résilience et la capacité de voir le potentiel là où d’autres ne voient que des obstacles. C’est dans cet environnement que mon rêve a pris racine, dans les contrastes entre la force brute de la nature et la volonté humaine.

Une personne allongée dans la neige observe des aurores boréales sous un ciel étoilé.

D’un rêve né dans le Nord.

Une enfance dans l’immensité de la forêt Boréale

J’ai grandi dans une petite ville minière du Nord canadien, entouré de paysages à couper le souffle : des montagnes majestueuses, des lacs immenses, et les aurores boréales illuminant nos hivers. Mon enfance, c’était être dehors, explorer, jouer, et imaginer. Ces moments passés à rêver sous ce ciel infini ont éveillé en moi un sens profond de la créativité et une fascination pour ce qui est plus grand que soi.

Grand espace de travail moderne avec de grandes fenêtres offrant une vue sur la ville.

L’émergence d’un rêve improbable.

Les grandes agences New Yorkaises et la majesté de Moscou

À la fin de mes études secondaires, j’ai annoncé à mon père que je voulais devenir directeur de création en publicité et qu’un jour, je voulais voir Moscou. Ce rêve lui semblait irréaliste, et il a insisté pour que je choisisse un chemin plus sérieux. Je me suis donc orienté vers l’architecture, pensant que c’était une discipline créative qui se rapprochait de mes aspirations. Mais sans les prérequis nécessaires, j’ai dû d’abord passer par des études en génie mécanique à l’université Carleton.

plan rapproché d'une bouche parlant dans un téléphone

Trouver ma voix.

Parfois le chemin le plus tortueux est celui à suivre

Pendant près de deux ans, j’ai suivi des cours en génie mécanique, mais je n’étais pas dans mon élément. C’était un compromis qui ne me convenait pas, et cela se voyait : j’étais malheureux, mes notes étaient médiocres, et j’avais perdu toute motivation. Avant même de pouvoir accéder au programme d’architecture, j’ai trouvé le courage de dire à mon père que ce n’était pas ma voie. À contrecœur, il m’a laissé choisir, et j’ai décidé d’étudier en communication. C’est à ce moment-là que tout a changé. J’étais enfin dans mon élément, et pour la première fois depuis longtemps, j’étais heureux.

Une personne dessine des croquis sur une grande table à dessin dans un studio d’art.

Gravir les échelons.

Une marche à la fois, une idée à la fois

Mon entrée dans le monde de la publicité a été une révélation. J’ai commencé dans de petites agences, apprenant tout ce que je pouvais. Puis, j’ai rejoint Marketel (McCann Erickson), où j’ai acquis une expertise solide. Mais c’est chez GroupeAction, lorsqu’ils se sont associés avec JWT, l’agence la plus prestigieuse de la planète, que tout a basculé. Une opportunité incroyable s’est présentée à moi : Moscou. Ce rêve d’enfant, si longtemps mis de côté, était enfin à portée de main.

Une personne debout avec un sac à dos orange, faisant face à un grand bâtiment

Le rêve réalisé.

Sauter en bas de l’avion sans parachute, le construire en descendant

Et j’y suis allé. Moscou fut bien plus qu’un rêve d’enfant devenu réalité : c’était le tremplin de ma carrière internationale. C’est là que j’ai véritablement pris mon envol, devenant directeur de création régional pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale. Cette première étape m’a ouvert les portes de nouveaux horizons, avec des rôles similaires à Ho Chi Minh au Vietnam, New Delhi en Inde, Lagos au Nigeria, Djeddah en Arabie Saoudite, et enfin Prague en Europe, où je faisais partie des trois centres d’excellence mondiaux pour des clients prestigieux tels que Ford, De Beers Diamonds, et Unilever.

Garçon assis seul à une table près d’une fenêtre, devant un burger et un verre, sous la pluie en ville.
RETOUR À LA RÉALITÉ (2007-2014)

Le choc du retour au Canada.

Une transition beaucoup plus difficile qu’anticipée

En 2007, après des années à gravir les sommets de l’industrie publicitaire mondiale, je suis rentré au Canada. Mais ce retour à la maison, que je pensais être une transition naturelle, a été un véritable choc. Après tant d’années dans l’effervescence internationale, je me suis retrouvé face à une réalité beaucoup plus calme et à un décalage profond avec mon environnement.

un homme qui tient un verre d'alcool dans sa main

Le clash culturel et personnel.

Quand chez toi est un pays étranger

Le contraste était frappant. J’étais passé d’un rythme de vie intense, fait de voyages constants et de pression créative, à un quotidien qui me semblait presque figé. Mais ce n’était pas seulement une question de rythme : mon corps et mon esprit étaient épuisés. Les années d’excès – alcool, cigarettes (jusqu’à deux paquets par jour), et une hygiène de vie chaotique – m’avaient rattrapé. Ce retour brutal à la réalité a été une épreuve.

Un hôpital rempli de docteurs et de patients qui courent dans un couloir

Une descente aux enfers et un réveil brutal.

Quand ça frappe, ça frappe fort

Mon état s’est rapidement détérioré. Un jour, j’ai été admis en urgence à l’hôpital pour une intoxication sévère à l’alcool. Cette expérience a été un point de rupture. J’ai été transféré dans une unité de désintoxication, puis envoyé dans un programme de thérapie expérimentale au CHUL à Québec. Sans le savoir, j’entrais dans un processus de transformation. J’en suis ressorti sobre et physiquement renouvelé. Mais, à ce moment-là, je ne comprenais toujours pas que j’étais alcoolique. Dans ma tête, j’avais simplement ‘un problème de boisson’ que j’avais réglé.

Groupe de personnes collaborant dans un bureau moderne, dessinant et écrivant sur un grand tableau blanc.

Reconstruction et succès.

Un pied en avant de l’autre

Les années qui ont suivi ont été marquées par un renouveau. De 2008 à 2014, j’ai connu une période de succès significatifs dans la publicité au Québec. J’avais retrouvé une certaine stabilité et un équilibre apparent. En 2014, j’ai décidé de quitter le monde des agences pour fonder ma propre entreprise de consultation, Jumpsmart. C’était un tournant audacieux, et ma carrière s’est épanouie dans cette nouvelle direction.

femme qui regarde un homme

Une victoire teintée de fragilité.

On ne peut pas prédire l’avenir qui nous attends

En 2015, après des années de sobriété, j’ai commencé à fréquenter une femme pour la première fois depuis longtemps. Elle était magnifique, sportive, et vivait une vie saine. Mais elle buvait occasionnellement, de façon modérée. De mon côté, je n’avais pas les outils ni la compréhension nécessaires pour affronter la pression implicite de ce genre de situation.

main qui tient un verre de vin blanc

Pourquoi tu ne bois pas ?

Un pied dans la tombe sans le savoir

À force d’entendre cette question, et de peur de la perdre, j’ai menti. J’ai pris un verre, puis un autre. Je pensais pouvoir gérer.

Une rue de ville au coucher du soleil avec des bus rouges et de hauts immeubles.
UNE PÉRIODE DE SUCCÈS MASQUÉE PAR UNE DESCENTE DISCRÈTE (2015 - 2020)

L’apparence du succès.

Le calme avant la tempête

Après avoir relancé ma carrière avec ma boîte de consultation, Jumpsmart, je vivais une période de succès enviable. Je travaillais avec des clients prestigieux, voyageant à travers l’Europe et l’Afrique pour des mandats de stratégie de marque qui me passionnaient. Tout semblait aller pour le mieux : mes projets prospéraient et mon expertise était reconnue.

Homme assis dans un fauteuil en cuir dans un bureau sombre et semblant pensif

Un contrôle qui s’effrite.

Quand les fondations tombent, touT tombe

Mais sous la surface, les fondations commençaient à s’effriter. Depuis 2015, j’avais recommencé à boire. D’abord doucement, socialement, mais cette habitude, combinée à une baisse progressive de ma discipline, s’est infiltrée dans mon quotidien. Je commençais à délaisser des piliers essentiels, comme le sport, et sans le savoir, je plantais les graines d’un déclin silencieux.

Un garçon qui se tient la tête entre ses mains, les yeux fermés, semblant pensif.

Une routine en déclin.

Le calme avant la tempête

En 2018, le sport avait complètement disparu de ma vie. Cet élément central de ma santé physique et mentale, qui m’avait maintenu solide pendant des années, était devenu inexistant. Avec lui, ma motivation s’érodait, et les premiers signes de fatigue mentale apparaissaient. Je vivais dans une illusion de contrôle, aveugle aux signaux d’alerte qui me poussaient lentement mais sûrement vers un désastre imminent.

Bureau en désordre rempli de canettes de bière vides, de papiers et d’un verre d’alcool, éclairé devant un ordinateur allumé.

L’isolement de la pandémie.

Le début de la fin

En 2020, la pandémie a agi comme un déclencheur brutal. L’isolement forcé m’a coupé du monde, mais ce n’est pas tout : l’alcool est devenu mon unique compagnon, non pas comme un refuge, mais comme un poison. Je ne mangeais presque plus, et mes journées étaient entièrement consacrées à boire. Chaque verre me plongeait plus profondément dans un état d’épuisement et de désespoir. La solitude s’est amplifiée au point de m’enfermer dans une spirale paranoïaque et destructrice.

Homme corpulent portant une chemise à carreaux et un pantalon beige

La catastrophe.

La dernière période du match

À la fin de l’année 2020, la situation était devenue insupportable. Mon poids avait explosé, atteignant 250 livres, et ma santé mentale et physique s’effondrait rapidement. Je ne voyais plus d’issue.

Vieille pierre tombale couverte de feuilles dans un cimetière

Vivre ou mourir.

Acculer au pied du mur

Dans les cercles des AA, on parle souvent des trois destinations possibles d’une rechute : la prison, la folie ou la mort. Pour moi, la route était tracée – et c’était la mort. Chaque verre me rapprochait d’une fin inévitable, et sans intervention, je n’avais plus d’espoir de survie.

Homme qui marche dans une rue sombre dans la pluie
LA RENAISSANCE (2012 À AUJOURD’HUI)

Le tournant salvateur.

Une lumière au bout du tunnel

En 2021, j’avais atteint le point de non-retour. Mon corps, mon esprit, et ma vie étaient en ruines. C’est alors que j’ai pris une décision cruciale : entrer en traitement à la Villa de la Paix. Ce fut le début d’un long processus de transformation. Ce n’était pas seulement une question de sobriété, mais de me réapproprier ma vie.

Groupe de personnes assises en cercle dans un salon qui discute

Une prise de conscience.

Des outils pour avancer

Après des semaines de thérapie intensive, je suis ressorti changé, mais aussi outillé. J’ai compris le mal qui m’habitait et les raisons profondes qui m’avaient poussé à sombrer dans l’alcool. Ce n’était pas une faiblesse, mais une maladie qu’il fallait apprendre à gérer. La thérapie a changé ma vie, et les AA ont été essentiels dans cette reconstruction. La communauté, le partage, et la possibilité de me confier à des gens comme moi ont été une révélation et un soutien inestimable.

Nageur en plein effort dans une piscine

Une passion et une vision renouvelées.

L’étincelle fait des flamêches

Sobre depuis le 1 mars 2021, j’ai entrepris de reconstruire ma vie avec une clarté et une discipline que je n’avais jamais connues. La natation est devenue bien plus qu’un simple sport : c’est une passion, une forme de méditation qui me recentre chaque jour. Professionnellement, mon esprit n’a jamais été aussi clair. Je ne vois plus mon travail comme avant : chaque projet, chaque idée est aligné avec mes valeurs profondes.

Un professeur donne un cours à un grand groupe d’étudiants dans un amphithéâtre universitaire.

L’étincelle créative.

La maison est en feu

Pendant mon rétablissement, j’ai eu l’idée de concevoir des cartes émotionnelles pour les résidents de la Villa. Cet outil simple, mais puissant, a rapidement rencontré un immense succès auprès des utilisateurs. Cela m’a inspiré à approfondir mes connaissances en retournant à l’université pour obtenir un diplôme en toxicomanie. Dépasser les 60 ans et retourner sur les bancs d’école a été un défi, mais aussi une immense fierté. Cette formation m’a donné des outils concrets pour mieux comprendre les dépendances et aider les autres dans leur propre cheminement.

Une personne regarde un grand tourbillon lumineux dans le ciel.

Un alignement...

Les astres se placent

Depuis 2022, mon énergie et ma créativité n’ont jamais été aussi fortes. C’est cette année-là que l’idée de Mentor est née, une version enrichie des cartes émotionnelles, pensée pour accompagner un public plus large dans leur compréhension des émotions. En 2023, avec une vision claire et un engagement profond, j’ai cofondé La Bouée, un centre dédié aux entrepreneurs confrontés au stress, à l’anxiété et aux défis émotionnels. Mentor et la Bouée ne sont pas simplement des projets : ce sont les réponses concrètes aux combats que j’ai moi-même livrés.

Des mains tiennent une lumière dorée qui brille

…et une créativité au sommet.

le système neuronal est bien encré

Ils incarnent une vision où émotion et action se rejoignent pour transformer non seulement des défis, mais des vies entières. Aujourd’hui ma mission est claire : mettre tout ce que j’ai appris au service de ceux qui cherchent à avancer, à se relever, ou à bâtir un avenir plus aligné et résilient. Parce qu’à chaque étape, qu’il s’agisse de marques, d’idées ou de parcours humains, c’est toujours dans la profondeur des émotions que la vraie transformation commence.